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Roger Karoutchi participant au débat
Roger KAROUTCHI : « Extrême gauche, le décalage idéologique »

Étranglement des finances des collectivités locales, des services publics, quelles alternatives ?

Tel était le titre d’un débat à la fête de l’Humanité aujourd’hui.

Nos intervenants étaient :
-  Marie-France Beaufils, Sénatrice d’Indre-et-Loire (CRC)
-  Claudine Cordillot, Maire de Villejuif (PCF)
-  Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional d’Ile-de-France (PS)
-  Roger Karoutchi, Président du groupe UMP au Conseil régional d’Ile-de-France
-  Philippe Laurent, Maire de Sceaux (UDF)
-  Martin Malvy, Président du Conseil régional Midi-Pyrénées (PS)

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Roger Karoutchi participant au débat

Dans l’ensemble, la prestation donnée a été de bonne qualité car les clivages politiques ont tenté d’être surmontés par nos intervenants.

Bien que des différences de fond se soient fait ressentir, telles que le domaine de compétence des collectivités locales et leur financement, celles-ci ont été expliquées par une argumentation logique. Jusque-là tout va bien.

Pour ma part, j’estime que chaque collectivité locale doit respecter le domaine de compétence qui lui est alloué. Elle ne doit pas outrepasser ses prérogatives afin d’éviter toutes dérives et d’utiliser au mieux l’argent public dont elle dispose.

Lorsqu’elle la parole est donnée à la salle, les choses se corsent. Le refrain communiste refait surface. Le (grand) capital, le CAC 40, le profit, les marchés financiers, j’en passe et des meilleurs... Sont des mots qui sont revenus sans cesse dans le vocabulaire employé par des élus et militants d’extrême gauche, assez remontés il faut le dire, lorsqu’ils interpellent les Présidents socialistes de région en particulier.

À mon sens, il a été impossible à ces derniers de pouvoir leur répondre car il existe un fossé idéologique qui les sépare. D’ailleurs, je n’arrive toujours pas comprendre comment ils peuvent collaborer ensemble dans les différentes instances territoriales. Cela, c’est une autre question.

Ce qui me préoccupe le plus, c’est comment en ce début du XXIe siècle, on peut encore penser d’une telle manière ? D’avoir une vision si dogmatique des choses, si réductrice. A travers leurs différentes interventions, j’ai senti les militants terriblement frustrés, comme s’ils savaient qu’ils avaient tort mais qu’ils ne pouvaient pas se l’avouer car ils y croyaient à un dogme depuis tellement longtemps...

À la suite de ce débat, je me suis mieux rendu compte du décalage idéologique qui existe entre les militants d’extrême gauche et leurs dirigeants, qui eux-mêmes sont en décalage complet avec les socialistes.

Finalement, je suis heureux d’avoir assisté à ce débat car ils ont renforcé ma conviction que je suis dans le bon camp, celui qui défend au mieux mes idées d’une manière pragmatique.

Jacques KAS

Article modifié le 21 septembre 2006
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